8 au 10 Septembre : Caviahue, paradis du snowkite

En attendant le bus..

En attendant le bus..

Après notre passage bref mais festif par San Raphaël, nous repartons en direction des montagnes. Cette fois, c’est le petit village de Caviahue qui nous appelle, car Manu Gaidet à La Rosière nous avait conseillé d’aller y faire un tour pour le kite.

Une fois de plus, une nouvelle destination en Argentine, ca se mérite, car les distances ici ne sont pas à l’échelle française. Il nous faut encore passer 14h dans un bus. Mais à force on s’y fait, surtout que le paysage est plutôt inhabituel: après les kilomètres et les kilomètres de pampa aride, nous traversons de petits vallons verdoyants, avec champs et saules pleureurs, avant de retrouver peu à peu les paysages enneigés. Cependant, les montagnes dans la région sont moins hautes, entrecoupées d’immenses plateaux d’altitude. Ca tombe plutôt bien pour le snowkite!

Caviahue et les araucarias

Caviahue et les araucarias

Caviahue est un petit village au pied d’un volcan sur lequel ont été installées des remontés mécaniques. Mais ce qui fait le charme de l’endroit, c’est tout d’abord le lac naturel en forme de croissant sur le bord duquel sont posées de petites maisons. Et en arrière plan, des centaines d’araucarias parsemés sur les collines enneigées. (L’Araucaria est un conifère caractéristique d’Amérique du Sud) C’est sur, l’endroit est plutôt très joli!

Comme indiqué par Manu, nous allons chez Caniche, un local qui tient un refuge depuis 15 ans. C’est un peu le repère des rideurs français depuis de nombreuses années. On y retrouve les “traces” de Manu bien sur, mais aussi de Serge Vitelli et des frères Cornillats sur tous les murs. La spécialité de la maison est d’emmener les gens en motoneige pour aller tracer toutes les faces de la région, certaines n’ayant pas grand chose a envier à l’Alaska au vues de certaines photos! Mais nous ne sommes pas ici pour brûler du carburant, et plutôt profiter du vent qui souffle généreusement.

Kite Paradisio

Kite Paradisio

Donc dès le lendemain de notre arrivée, nous partons en peaux afin de remonter au travers d’une forêt d’araucarias. Vu de près, ces arbres sont vraiment exceptionnels. On se croirait dans un décor de Jurassic Park, et il nous semblerait presque normal de croiser quelques diplodocus et autres tricératops en train de brouter au dessus des cascades, le long de la rivière. Ces arbres abritent normalement des perruches, mais nous n’aurons pas la chance d’en voir aujourd’hui.

Une fois sortis de la forêt, un immense plateau s’offre a nous, qui remonte doucement entre le volcan et “la pyramide”, nom donné à une grosse montagne à cause de sa forme géométrique. Et si jusque là nous n’avions pas senti de vent, à présent un souffle d’air léger mais régulier se met en place. Pour la première fois du voyage, je vais pouvoir utiliser l’ESKIMO 11,5 qui nous a été fournie par GIN KITES. Elle s’avère parfaite dans ce vent léger grâce à son gros fond de puissance et sa bonne manoeuvrabilité. En quelques minutes, j’ai déjà parcourus des centaines de mètres, et réaliser à quel point le terrain de jeux est IMMENSE! Ca va être du bonheur…. :)

Y a de la place!

Y a de la place!

Nous remontons au vent sur plusieurs kilomètres, en direction du col ou se trouve la frontière avec le Chili. Non seulement c’est gigantesque, mais le terrain est super ludique, et le paysage avec le lac en contre bas est tout simplement époustouflant. Je ne crois pas avoir jamais eu l’occasion de me trouver dans une région dont le relief se prête aussi idéalement à la pratique du Snowkite. Il y a de quoi partir pour des jours et des jours… c’est ENORME!

Mais plus nous avançons vers le col, et plus le vent se renforce, avec du mauvais temps qui commence a arriver. Alors par sécurité, nous rangeons les grosses toiles pour continuer avec les plus petites que nous avions dans les sacs à dos. Depuis le début du trip, nous avons appris que dans les Andes, le vent peu arriver vite et très fort… C’est d’ailleurs précisément ce qui se passe, et en moins de 30 minutes, c’est la tempête avec la neige qui se fait arracher à plusieurs mètres du sol par de violentes bourrasques.

Repos chez Caniche

Repos chez Caniche

Heureusement, la zone est bien dégagée, alors plutôt que de plier tout de suite, nous profitons de ce “surplus” de puissance pour lancer des bords à pleine vitesse sur une neige dure et parfaitement lisse. En 8 ans de snowkite, je ne pense jamais être allé aussi vite sur la neige…. C’est vraiment grisant, mais il ne faut pas oublier que nous sommes au milieu de nulle part, et qu’en cas de gros crash, le PGHM ne pourra pas venir nous secourir en un coup de telephone protable… Alors nous prenons le chemin du retour, les voiles dans le sac, pour profiter de la descente à skis entre les araucarias et les cascades.

La Pampa

La Pampa

Après cette grosse journée, nous pouvons difficilement marcher tellement les muscles ont été mis à dure contribution. Mais nous espérons passer une nuit réparatrice chez Caniche pour explorer un nouveau plateau dès le lendemain.

Malheureusement, au réveil le temps est bouché, et il commence à neiger. Alors nous sautons dans le premier bus en direction du sud, car il ne nous reste peu de temps avant de passer au Chili. En plus, nous voulons retrouver Yannick à Chapelco pour faire des images, et pourquoi pas un petite fiesta le We prochain… :)

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