Les Festivals du Film 2009 recoivent “Passionnément Volcans”

Après avoir remporté cet hiver les 1er Prix du Jury ET du Public lors du festival “Metsd’lawax 09″ à Valmorel, notre film “Passionnément Volcans” continue son petit bonhomme de chemin… :)

Nous étions présents aux Matinales du Off des Icares du Cinéma, fin Septembre à l’occasion de la Coupe Icare (plus gros rassemblement de vol libre / parapentes en Europe, à St Hilaire du Touvet, Isère)

Mardi 3 Novembre, nous étions devant 3000 personnes aux “11emes Rencontres du Cinéma de Montagne” de Grenoble, puis juste derrière à Gap le Vendredi 6 Nov devant 1000 nouvelles personnes qui ont très bien accueilli le film.

Un belle expérience : http://www.cinema-montagne-grenoble.fr/

Le prochain RDV :

- Vendredi 4 Décembre aux “Bobines de l’Extême” du Festival d’Autrans (38)

N’hésitez pas à venir nous voir !!

A bientôt,

Seb & Morgan

Bienvenus sur notre blog Passionnément Volcans 08

LA VIDEO du TRIP 2008 EST EN LIGNE !! (Page “Los Videos”)

Les articles ayant été écris chronologiquement, au fur et à mesure du voyage, merci de commencer la lecture par le bas de page.

VENEZ APPRENDRE LE SNOWKITE CET HIVER EN SAVOIE !

Toutes les informations ici : www.ecole-snowkite.fr

Le Snowkite est accessible à tout skieur ou snowboarder moyen (Piste rouge). Neige garantie à 2200m d’altitude, face au Mt Blanc, sur le domaine de ski international Espace San Bernardo. En plus du Snowkite, vous pourrez vous essayer au Speedriding, et même à l’Héliski entre France et Italie.

29 et 30 Septembre : Retour a Santiago de Chile

Partie d´echecs France-Quebec a 2800m

Partie d´echecs France-Quebec a 2800m

Apres notre dernier voyage de bus entre Chilian et Santiago, nous retrouvons l’hostel de la Casa Roja ou nous arrivions il y a tout juste 40 jours. Nous l’avions alors trouve plutot sympa, avec son ambiance internationale… mais la, apres tout ce que nous avons vecu sur la route ces dernieres semaines, c’est un choc. Il n’y a pas de montagne par la fenetre, pas de Chilien ou d’Argentin avec qui discuter dans notre espagnol bancal, mais seulement des groupes d’Anglais affales devant la TV en pleine journee, a s’envoyer des litres de biere…. Un seul regard entre Morgan et moi met les choses au clair : il n’est pas question de passer nos 2 derniers jours a Santiago.

Decoller a deux, c´est mieux!

Le SpeedFlying à deux, c´est mieux!

Sans hesitation et des le lendemain matin, nous louons une voiture et partons en direction de la montagne. Avec un peu de chance, nous devrions retrouver Adrien et Etienne qui habitent a la station de la Parva, bien que nous ne savons pas ou ils logent, ni comment les contacter…

Apres seulement 1h sur la route sinueuse qui monte au milieu des Andes, nous nous sentons BEAUCOUP mieux! En plus les condors sont la et profitent des thermiques printaniers pour planer au dessus de nos tetes, et nous faire un dernier clin d´oeil avant le depart.

Morgan en courbe

Morgan en courbe

Arrives a La Parva, nous trouvons une station deserte. Les remontes sont fermees, les volets clos… Hum… On continu un peu plus loin, et la, c’est le son bien connu du Ragaton (Musique techno-bolivienne) qui nous guide jusqu’a une ENORME fiesta, sur le toit de l’ecole de ski, ou sont rassembles tous les saisonniers pour feter la fin de l’hiver. L’equivalent de 2 vaches cuisent sur d’enormes BBQ. La biere et le pisco coulent a flot… et au milieu de tout ca, Adrien et Etienne se dechainent sur les rythmes latino. Finalement, c’etait facile!

Nous rejoignons la fete, avec un peu de retard car ca fait 3 jours qu’elle bat son plein non stop… Qu’est ce qu’on est mieux ici plutot qu’a Santiago! Et plus, nous profitons d’un coucher de soleil extraordinaire, booste par la couche de pollution qui stagne au dessus de la capitale. C’est pas propre.. mais c’est beau!

Seb sámuse dans le canyon

Seb s´amuse en Speed dans le canyon

Le lendemain, direction Valle Nevado avec nos Speed. Nous avions commencé ici le 1er jour du voyage, ainsi la boucle est vraiment bouclee! Nous allons directement retrouver notre canyon “Volcano” ou nous avons joue la derniere fois. Mais cette fois, Adrien et Etienne sont la pour nous aider a faire quelques images. Nous en profitons pour les initier au Speed, et il ne leur en faut pas beaucoup pour accrocher a fond! C´est normal, ce truc c’est une drogue!

Apres cette derniere journee particulierement bien reussie, nous redescendons serains a Santiago, qui est restee dans le brouillard toute la journee alors que nous etions au dessus de la mer de nuages. Un bon gros steack de 500g chacun, accompagne d´une bonne bouteille de Camenere, et nous voila prets pour quitter un continent qui nous aura ravis, sous toutes ses coutures!

Gracias a todos, vamos a volver, seguro!

Chile i Argentina, que Buena Onda!

24 au 28 Septembre : Termas de Chillian

Termas de Chillian et ses volcans

Termas de Chillian et ses volcans

Termas de Chillian est notre derniere etape avant de remonter sur Santiago et boucler la boucle. C’est une nouvelle station de ski posee sur un volcan (Ils aiment bien ca par ici.. et nous aussi). Voir meme plusieurs volcans, car lorsqu’on etudie une photo aerienne dans le bar-epicerie-shop-tripo-point internet local, on peut y compter une douzaine de crateres, plus ou moins hauts et gros, dont un tiers sont encore actifs. Comme son nom l’indique, la station thermale est aussi importante que le ski, et attire nombre de touristes des villes voisines: Chillian, Concepcion, et bien sur Santiago.

Notre petite cabaña.. tranquilllle...

Notre petite cabaña.. tranquilllle...

Nous trouvons une petite cabaña a louer pour quelques pesos, a 15mn du volcan. Petit salon avec feu de bois, canapes comfortables, trois chambres… visiblement on a envie de se soigner sur cette fin de trip! :) Mais ca ne coute pas bien cher alors pourquoi se priver… Par contre, c’est une autre histoire pour le forfait de ski : 33€ la journee pour un petit domaine a moitie ouvert, et une neige de printemps qui commence a se faire rare sur le bas. Surtout que nous voulons seulement acceder au volcan pour aller kiter… Alors ni une ni deux, nous contournons la montagne pour essayer de trouver un acces a pied, plus dans “l’esprit” de notre voyage. Une route bien defoncee avance dans la foret, jusqu’a venir au pied d’une grosse coulee de lave. Nous partons, skis sur le dos, en esperant trouver une zone degagee et enneigee pour glisser vers le volcans. En plus le vent souffle, et dans le bon sens ! :)

Acces difficile... voir impossible

Acces difficile... voir impossible

Au bout d’une heure a crapahuter dans de la neige jusqu’au genou, puis au milieu de blocs de lave plus gros que nous… nous devons accepter notre echec: par la ca ne passera pas. Alors nous retournons resignes vers la station, pour acceder au site via les remontes mecaniques. Oui.. on pourrait monter en peaux.. mais il est 13h et nous avons une furieuse envie de kiter!

Encore un gros gros... tres gros spot

Encore un gros gros... tres gros spot

Apres 45mn de montee nous arrivons au sommet du domaine (Les sieges se trainent litteralement ici…. ce qu’on oublie vite quand on est habitue a nos 6 places debrayables..) En se rememorant la photo aerienne, on arrive a peut pres a se situer. De nombreuses fumerolles s’echappent le long des pentes autour de nous. Le vent souffle fort en altitude, mais a notre niveau c’est encore raisonnable. Et une fois de plus, ce qui fait rever, c’est le spot: des petits vallons a perte de vue, un enorme col entre deux gros volcans, des roches volcaniques figees dans leur course, des trous beants dans la neige d’ou s’echappe de la vapeur d’eau souffree… et nous seuls pour en profiter avec nos voiles…

Skier le volcan dans le soleil couchant

Skier le volcan dans le soleil couchant

Apres 3h de ballade, nous nous lancons dans l’ascension d’un des gros volcans. Le vent n’est pas idealement oriente par rapport a la pente qui devient de plus en plus raide, mais neanmoins j’arrive a me faire tracter par la voile jusqu’a 200m du sommet. C’est la premiere fois du trip que le kite m’aide quasiement jusqu’au bout, et je suis plutot content du resultat. Nous continuons a pied, mais au sommet, le vent est tres violent et froid. La lumiere est en train de baisser, et la neige parfaite pour profiter d’une belle descente, alors nous decidons de ne pas faire le sommet pour cette fois. Un peu frustrant certes, mais le plaisir que nous procure la descente compense largement ce petit echec!

Le jour suivant, il pleut. C’est la que nous realisons quelle chance nous avons eu sur ce trip. En près de 40 jours de voyage, les journées de mauvais temps tiennent sur les doigts d’une main. Pas etonnant que nous commencions a sentir un peu la fatigue, avec le rythme de dingue que nous avons tenu. Mais il reste une petite semaine, et nous comptons bien en profiter jusqu’au bout!

Entre ciel et neige

Entre ciel et neige

Nous retournons un jour de plus sur le pied du volcan, pour explorer pendant plusieurs heures ce site gigantesque. Le vent est moins fort cette fois, ce qui nous permet d’utiliser les grandes voiles, et en profiter pour envoyer quelques gros jumps. C’est toujours aussi bon cette sensation de voler! :) Les nuages remplissent la vallee par le bas, et parfois, on perd un peu la notion entre ciel et terre dans cette ambiance blanche et bleue azur. Une fois de plus, la journee se termine au couche du soleil… et les jambes ont du mal a nous porter jusqu’a la voiture.

Petite session freestyle

Petite session freestyle

Nous finissons notre sejour a Termas de Chillian par un bon asado, traditionellement arrose de Pisco, avec quelques sympathiques Chiliens venus skier pour le WE. Nous n’avons quasiement pas vu passer les derniers 15 jours au Chili, et il est deja temps d’entamer notre retour vers Santiago pour un retour vers la France dans 4 jours.

C’est dingue comme le temps passe quand on s’amuse! :)

20 au 23 Septembre : Sur les pentes du Lonquimay

La camionetta a Malalcahuello

La camionetta a Malalcahuello

Une fois le Villarica plie… et meme bien plie, nous partons vers notre prochain volcan: Le Lonquimay. C’est a Temuco, une ville a 3h au nord de Pucon que nous louons une “camionetta”, de maniere a charger tout notre barda, ainsi que celui d’Adrien et Etienne qui ont decide de continuer un bout de chemin avec nous. Car si jusqu’a present nous avons pu fonctionner avec les transports public, maintenant nous sortons un peu des grands axes et il devient difficile de trouver des bus reguliers.

Un peu plus de 100km a l’Est de Temuco, nous nous arretons a Malacahello, un tout petit village ou a premiere vue le temps semble s’etre arrete. Morgan nous emmene chez Pepe Cordoba, le directeur de la petite ecole chez qui il a loge lors de son dernier passage ici. Nous sommes accueillis par le cheval qui parcours librement la propriete, ainsi que Monsieur Dindon et ses 4 Dindes, qu’il protege jalousement. Pepe semble fatigue… En effet, le WE de la fete nationale du Chili se termine tout juste, et les dizaines de cadavres de bouteilles de vin rouge derriere la maison en disent long sur la fiesta qui s’est tenue ici, comme chez toutes les familles Chiliennes!

En remontant le Lonquimay

En remontant le Lonquimay

Il reste 10 km de piste a parcourir pour atteindre le pied du volcan, une nouvelle fois au coeur d’une magnifique forêt d’araucarias. Une “station” de ski y a ete installee: 1 telesiege 2 places et 1 teleski “poma”, comme il les appellent ici. Celle-ci parait presque invisible tant il y a d’espace au pied du volcan: une legere pente, et des vallons a perte de vue… Decidement, chaque fois que je crois avoir trouve LE paradis du snowkite… je decouvre un endroit tout aussi magique. Ce pays n’arrete pas de nous impressionner!

Mais pour l’instant il manque l’ingredient principal: le vent. A peine une legere brise, mais rien de suffisant. Cependant, nous avons appris que les journees sans vent dans les Andes sont TRES rares.. alors nous decidons de commencer par quelques descentes en Speed le long du telesiege, histoire de nous chauffer et temporiser.

Tu veux de l'espace?

Tu veux de l'espace?

En debut d’apres midi, une sensation connue vient me carresser les oreilles… :) Le vent se renforce ! Sans perdre de temps, nous plions les Speeds pour sortir les Kites, et nous voila partis a l’assault du volcan. Nous passons un premier col, et decouvrons que le terrain de jeu s’etend, une fois de plus, sur des kilometres. Des canyons, des vallons, des buttes plus ou moins hautes… et du vent pour profiter de tout ca! C’est tellement bon de se promener que nous decidons de laisser l’ascension du volcan a un autre jour, et profiter de la ballade.

Adrien sur ses premiers bords

Adrien sur ses premiers bords

Plus tard nous rejoignons Adrien et Etienne, qui nous regardent remonter les pentes au gre du vent, avec une visible envie d’essayer… Ok ok… il faut savoir partager… :) Alors nous leur passons les petites voiles et j’improvise une leçon de snowkite sur ce qui doit etre la plus belle zone ecole du monde ! Etant moniteurs de skis, et plutot degourdis, ils comprennent assez vite le principe, suffisament en tout cas pour tirer des bords et revenir avec un enorme sourire sur leur visage! Et oui les gars, maintenant que vous y avez goute.. vous etes foutus ! ;)

L'ascension du Lonquimay

L'ascension du Lonquimay

Le lendemain, il fait encore grand beau. Decidement on a une chance incroyable avec le temps! Et des le bas de la station, le vent se fait sentir. L’objectif de la journee est d’atteindre le sommet du volcan, a 2890m, soit un denivele de 1300m. Nous commencons l’approche avec les voiles pour economiser nos jambes… enfin c’est ce qu’on croit car le vent est descendant, ce qui rend la montee bien technique, mais neanmoins plus rapide qu’en peaux. Arrives sur le dernier plateau, ca commence a souffler tres fort. De plus, la pente se fait plus raide, donc il est temps de plier les kites pour continuer a pied, et en securite.

Le llaima et Villarica depuis le sommet

Le Llaima et Villarica depuis le sommet

En prenant de l’altitude, la scene que nous a raconte Pepe Cordoba se materialise devant nos yeux: il y a 20 ans, le sommet du cratere a explose, deversant une enorme quatite de lave qui est descendue a plusieurs kilometres au fond de la vallee. Heureusement, elle semble avoir coule dans la direction opposee au village et epargne ainsi les habitants. Aujourd’hui, toute cette masse petrifiee constitue un paysage extraordinaire, et un terrain de jeu immense pour les kiteux que nous sommes! :)

Sous le sommet, le vent est encore fort et les derniers metres en peaux sur un neige beton et dans une pente forte demandent une bonne dose d’equilibre pour nos jambes fatiguees. Mais une fois en haut, les bourrasques semblent se calmer pour nous laisser profiter du paysage. Au sud, les volcans LLaima et Villarica s’alignent presque avec le Lonquimay. Sous nos pieds, le cratere est ouvert sur un côte et rempli de neige. Avec un peu plus de temps devant nous, nous aurions pu y descendre pour kiter… Mais le soleil est deja bien bas et il faut penser a repartir. Surtout que les premiers 500m de la face Sud sont glaces, et il ne s’agit pas de nous mettre en bas…

Fatigues mais content!

Fatigues mais content!

Finalement, apres un debut de descente un peu difficile, la neige se ramoli pour nous laisser profiter de cette immense pente qui s’ouvre sous nos skis, dans une ambience rose orangee. Une fois de plus, c’est du bonheur en barre.. Et pour conclure la journee, nous ressortons les kites dans le soleil couchant afin de profiter d’un gros downwind jusqu’a l’entree de la forêt.

16 au 19 Septembre : Pucon et le volcan Villarica

Notre derniere soiree a San Martin fut bien sympathique. Un bon asado avec Mike, Yannick, Alaura, Adrien et Etienne,… pour finir en beaute notre passage par le Puma Hostel. Et a peine 3h de sommeil plus tard nous sautons dans le bus qui nous emmene au Chili.

Les bains chauds de Los Posones

Les bains chauds de Los Posones

La route se transforme vite en piste et prend de l’altitude, au milieu des Araucarias. Nous passons a quelques centaines de metres du volcan Lanin. C’est une sacree montagne, et nous aurions bien aime la gravir… Pour une prochaine fois! La douane est egalement au pied du volcan, paumee dans la montagne, et les douaniers ont tellement peu a faire qu’ils prennent leur temps pour verifier chaque ligne de chaque passeport, puis ouvrir tous les bagages, et encore verifier, et reverifier… 2h pour faire 50m! C’est dans ces moments la qu’on apprecie l’Europe et ses frontieres ouvertes.

A 70km de la frontiere, nous arrivons a Pucon, petite ville touristique posee au bord d’un lac et au pied du volcan Villarica. Un petit air de ressemblance avec San Martin, pour son ambiance cool, et ses nombreux “Outdoor shops” qui vendent toutes les activites sportives possibles. Les Chiliens aiment y venir en ete pour profiter des nombreux parcs nationaux de la region. De toute facon, en hiver le temps est souvent execrable, comme dans tout le sud du pays.

Meme si c’est le printemps et que le temps est cense s’ameliorer, nous nous reveillons sous une pluie battante le lendemain matin. Heureusement, Morgan connait des thermes naturels a 30km de la ville, ou nous pourrons passer une partie de la journee. Avec un couple de jeunes maries Toulousains, ainsi qu’Adrien et Etienne que nous avons retrouves par hasard en ville, nous louons une voiture, et partons le pique-nique sous le bras.

Volcan Villarica

Volcan Villarica

Les thermes sont au bord d’une riviere, sous la forme de vasques semi-naturelles, avec des cabanes en bois pour se changer. Il y a plusieurs bains, de differentes temperatures, les plus froids a 25 degres, et les plus chauds a 45. Quel bonheur de se retrouver dans cette eau, alors qu’il nous pleut sur la tête! Quelques chips, un peu de biere, notre mini guitare… voila un apres midi qui se presente plutot bien! En fin de journee, le temps se degage, et nous laisse admirer le volcan Villarica dans la lumiere du soleil couchant. C’est superbe, et nous esperons pouvoir y monter des demain.

Mais une fois de plus, c’est un plan qui tombe a l’eau.. Il fait beau, mais un vent de dingue souffle sur la ville, a en faire trembler les murs de notre chambre. Alors que faire?… Apres quelques renseignements pris aupres de notre gentille hote Carmen, nous decidons d’aller marcher dans le parc national Huerquehue, car nous devrions y être proteges du vent dans les fôrets d’araucarias.

Huerquehue N.P.

Huerquehue N.P.

1H de route plus tard sur des pistes bien defoncees au milieu de la montagne, nous arrivons a la porte du parc national. La, un “ranger” local nous accueille pour nous presenter tres succintement les differentes options de ballades que nous avons, et s’acquitter du droit d’entree. Il y a visiblement pas mal de neige dans le parc, et seul le sentier des “Tres lagos” est accessible. Mais mieux vaut avoir les pieds mouilles que se faire emporter par la tempete!

Apres 3h de montee, nous arrivons sur les lacs. Ceux-ci sont encore partiellement geles, et entoures par de araucarias immenses. Les sommets enneiges se refletent dans l’eau, et nous sommes quasiement seuls. Finalement, ca fait du bien de changer un peu de type de randonnee, et partir sans skis, ou voiles..

Morgan sur fond de meringue

Morgan sur fond de meringue

Ce n’est que le troisieme jour que la meteo semble jouer en notre faveur. Le vent souffle encore fort, mais il semble encore possible de monter sur le volcan. Cependant, nous voulons profiter des lumieres de l’apres midi pour faire des images, alors nous ne quittons Pucon que vers 11H. Un vrai bon horaire pour partir en rando, n’est ce pas ?! :) Arrives au pied de la station, il y a un monde fou, avec plus d’une heure d’attente pour les forfaits et le 1er telesiege. Ceci dit, ca ne nous gene pas, puisque nous avons les peaux, et partons directement à pied depuis le parking, avec quand meme devant nous 1800m de denivele… Nous avions espere faire une partie de l’ascension en kite, mais nous sommes du côte abrite du volcan, et le vent y est quasiement nul. Tant pis, ce sera avec les cuisses..

Courbe sur fond de volcans Llaima et Lonquimay

Courbe sur fond de volcans Llaima et Lonquimay

Il fait une chaleur etouffante (Ah bon, en debut d’apres midi ?… Bizarre..) et nous montons en tshirts, en souhaitant par moment que nos pantalons de skis puissent se transformer en shorts. Pourtant, nous croisons des groupes de touristes emmenes par des guides locaux, habilles comme s’ils etaient sur un 6000m! Les pauvres… ca doit être proche du sauna..

Grimper 1800m, c’est long, surtout en chaussures de skis.. et arrives en haut nous avons les pied en feu. La gorge aussi d’ailleurs, a cause des fumees souffrees qui s’echappent du cratere en activite. C’est vraiment horrible, une sensation de suffoquer, et tres vite le mal de tête nous prend. Alors nous ne nous attardons pas, et nous entamons la descente sur une pente gigantesque bien exposee, dans une neige parfaitement decaillee, le tout dans la lumiere du soleil couchant. Comme prevu! C’est un festival d’images jusqu’a la nuit et nous rentrons a Pucon completement extenues, mais avec un enorme sourire!

Vagues de lave petrifiee

Vagues de lave petrifiee

11 au 15 Septembre : un goût de Patagonie

Lac Lacar a San Martin de Los Andes

Lac Lacar a San Martin de Los Andes

San Martin de Los Andes est une petite ville paisible, posée au fond d’une vallée boisée, au bord du lac Lacar. Derrière son aspect propre et tranquille, avec petites maisons de bois et larges rues peu fréquentées, elle cache un coeur sportif et une multitudes d’activités “outdoors” qui n’ont rien à envier à celles proposees chez nous dans les Alpes : randonnée, vtt, kayak, pêche, parapente, plongée, … et bien sur le ski à Cerro Chapelco.

Après une journée de voyage entre Caviahue et San Martin, nous enchaînons directement par une journée en station avec Yannick qui est déjà sur place à l’hostel Puma. Les remontées sont à 10km seulement de la ville, et un service de bus permet d’y monter très facilement pour un prix dérisoire. Finalement, nous aurions eu très peu besoin d’une voiture de location en Argentine, chose que nous pensions initialement. Et notre budget transport s’en tire d’autant mieux!

Morgan se fait une petite lip

Morgan se fait une petite lip

En montant vers la station, nous découvrons un peu mieux la région de San Martin de Los Andes, qui est en fait l’extrême nord de la Patagonie. C’est très différent de ce que nous avons vu jusqu’à présent. Il y a beaucoup d’arbres, des lacs plus ou moins reliés entre eux, et au dessus de tout çà de belles montagnes enneigées. A quelques dizaines de kilomètres au nord se dresse le volcan Lanin, avec ses 3750m. Nous pensions aller le voir de plus près, et tenter son ascension qui prend a priori 2 jours dans de bonnes conditions météo, mais nous avons finalement décidé de garder plus de temps pour les volcans côté Chilien.

Yannick se fait plaisir aussi

Yannick se fait plaisir aussi

Il n’a pas neigé depuis une dizaine de jours sur Chapelco, et même si les dernières chutes étaient très importantes, le vent a bien ravagé les pistes, et celles-ci sont béton. En plus, la 1ère étape de Coupe du Monde de Bordercross se déroule cette semaine, et ca brasse pas mal de monde. Mais nous sommes déterminés à trouver quelques petites choses à faire… après tout, la montagne est grande! :) Au sommet du domaine, nous jetons un oeil sur les faces sud qui gardent la neige au froid plus longtemps, puisque dans l’hémisphère sud, le soleil est au nord… bien sûr! Et là nous sommes plutôt ravis de trouver de la poudreuse intacte, restée même à l’abris du vent. Le problème: pas de remontées mécaniques pour revenir, et nous avons laissé les peaux de phoque à l’hostel. Tant pis, l’envie est trop grande, et le site plutôt superbe, ce qui nous motive encore plus à faire des images: nous remonterons a pied!

Les habitants des bois de Chapelco

Les habitants des bois de Chapelco

Finalement, nous passons 3 jours a explorer le domaine, qui certes n est pas bien grand, mais offre une multitude de zones differentes et ludiques. Notamment les zones boisees qui couvrent toute la partie basse des pistes. Les arbres y sont couverts d’un lichen jaune qui brille dans le ciel bleu. Il y a des images a faire et les idees fusent…

La partie haute est bien plus degagee, avec de grandes combes ou peu de gens vont jouer. Avec de la poudreuse, ce coin doit se tranformer en une aire de jeux bien sympathique.

Enfin, ca vole!

Enfin, ca vole!

Nous en profitons pour faire quelques images de SpeedFlying, mème si pour ca, la zone est un peu restreinte, et la descente un peu trop courte. En plus, malgre plusieurs tentatives, nous n´avons pas reussi a obtenir une autorisation officielle des pisteurs, alors une fois les images dans l´appareil, nous retournons discretement profiter de la douceur printaniere de San Martin.

Morgan responsable du Asado frances

Morgan responsable du Asado frances

Nous pensions initialement rester 2 ou 3 jours, mais finalement ce sera le double. Nous nous sentons vraiment bien dans cette petite ville: BBQ au bord du lac, petites soirees a l´hostel PUMA avec les Argentins ou nous partageons culture, musique et bonne bouffe… Mais les jours passent et il est temps de repasser cote Chilien, vers Pucon, ou nous attend le volcan Villarica.

Un immense merci a l´Argentine et ses habitants pour leur accueil chaleureux. Une chose est sure, ils nous ont donne envie de revenir! Hasta luego!

8 au 10 Septembre : Caviahue, paradis du snowkite

En attendant le bus..

En attendant le bus..

Après notre passage bref mais festif par San Raphaël, nous repartons en direction des montagnes. Cette fois, c’est le petit village de Caviahue qui nous appelle, car Manu Gaidet à La Rosière nous avait conseillé d’aller y faire un tour pour le kite.

Une fois de plus, une nouvelle destination en Argentine, ca se mérite, car les distances ici ne sont pas à l’échelle française. Il nous faut encore passer 14h dans un bus. Mais à force on s’y fait, surtout que le paysage est plutôt inhabituel: après les kilomètres et les kilomètres de pampa aride, nous traversons de petits vallons verdoyants, avec champs et saules pleureurs, avant de retrouver peu à peu les paysages enneigés. Cependant, les montagnes dans la région sont moins hautes, entrecoupées d’immenses plateaux d’altitude. Ca tombe plutôt bien pour le snowkite!

Caviahue et les araucarias

Caviahue et les araucarias

Caviahue est un petit village au pied d’un volcan sur lequel ont été installées des remontés mécaniques. Mais ce qui fait le charme de l’endroit, c’est tout d’abord le lac naturel en forme de croissant sur le bord duquel sont posées de petites maisons. Et en arrière plan, des centaines d’araucarias parsemés sur les collines enneigées. (L’Araucaria est un conifère caractéristique d’Amérique du Sud) C’est sur, l’endroit est plutôt très joli!

Comme indiqué par Manu, nous allons chez Caniche, un local qui tient un refuge depuis 15 ans. C’est un peu le repère des rideurs français depuis de nombreuses années. On y retrouve les “traces” de Manu bien sur, mais aussi de Serge Vitelli et des frères Cornillats sur tous les murs. La spécialité de la maison est d’emmener les gens en motoneige pour aller tracer toutes les faces de la région, certaines n’ayant pas grand chose a envier à l’Alaska au vues de certaines photos! Mais nous ne sommes pas ici pour brûler du carburant, et plutôt profiter du vent qui souffle généreusement.

Kite Paradisio

Kite Paradisio

Donc dès le lendemain de notre arrivée, nous partons en peaux afin de remonter au travers d’une forêt d’araucarias. Vu de près, ces arbres sont vraiment exceptionnels. On se croirait dans un décor de Jurassic Park, et il nous semblerait presque normal de croiser quelques diplodocus et autres tricératops en train de brouter au dessus des cascades, le long de la rivière. Ces arbres abritent normalement des perruches, mais nous n’aurons pas la chance d’en voir aujourd’hui.

Une fois sortis de la forêt, un immense plateau s’offre a nous, qui remonte doucement entre le volcan et “la pyramide”, nom donné à une grosse montagne à cause de sa forme géométrique. Et si jusque là nous n’avions pas senti de vent, à présent un souffle d’air léger mais régulier se met en place. Pour la première fois du voyage, je vais pouvoir utiliser l’ESKIMO 11,5 qui nous a été fournie par GIN KITES. Elle s’avère parfaite dans ce vent léger grâce à son gros fond de puissance et sa bonne manoeuvrabilité. En quelques minutes, j’ai déjà parcourus des centaines de mètres, et réaliser à quel point le terrain de jeux est IMMENSE! Ca va être du bonheur…. :)

Y a de la place!

Y a de la place!

Nous remontons au vent sur plusieurs kilomètres, en direction du col ou se trouve la frontière avec le Chili. Non seulement c’est gigantesque, mais le terrain est super ludique, et le paysage avec le lac en contre bas est tout simplement époustouflant. Je ne crois pas avoir jamais eu l’occasion de me trouver dans une région dont le relief se prête aussi idéalement à la pratique du Snowkite. Il y a de quoi partir pour des jours et des jours… c’est ENORME!

Mais plus nous avançons vers le col, et plus le vent se renforce, avec du mauvais temps qui commence a arriver. Alors par sécurité, nous rangeons les grosses toiles pour continuer avec les plus petites que nous avions dans les sacs à dos. Depuis le début du trip, nous avons appris que dans les Andes, le vent peu arriver vite et très fort… C’est d’ailleurs précisément ce qui se passe, et en moins de 30 minutes, c’est la tempête avec la neige qui se fait arracher à plusieurs mètres du sol par de violentes bourrasques.

Repos chez Caniche

Repos chez Caniche

Heureusement, la zone est bien dégagée, alors plutôt que de plier tout de suite, nous profitons de ce “surplus” de puissance pour lancer des bords à pleine vitesse sur une neige dure et parfaitement lisse. En 8 ans de snowkite, je ne pense jamais être allé aussi vite sur la neige…. C’est vraiment grisant, mais il ne faut pas oublier que nous sommes au milieu de nulle part, et qu’en cas de gros crash, le PGHM ne pourra pas venir nous secourir en un coup de telephone protable… Alors nous prenons le chemin du retour, les voiles dans le sac, pour profiter de la descente à skis entre les araucarias et les cascades.

La Pampa

La Pampa

Après cette grosse journée, nous pouvons difficilement marcher tellement les muscles ont été mis à dure contribution. Mais nous espérons passer une nuit réparatrice chez Caniche pour explorer un nouveau plateau dès le lendemain.

Malheureusement, au réveil le temps est bouché, et il commence à neiger. Alors nous sautons dans le premier bus en direction du sud, car il ne nous reste peu de temps avant de passer au Chili. En plus, nous voulons retrouver Yannick à Chapelco pour faire des images, et pourquoi pas un petite fiesta le We prochain… :)

30 Août au 7 Septembre : Las Leñas et Los Molles, randos, asados, tempête et grosse peuf!

Arrives a Los Molles

Arrives a Los Molles

Il est 7h30 quand le bus nous pose au bord de la route a Los Molles. Nous sommes partis a 2h30 du matin de Mendoza, apres un bon gros BBQ et quelques verres. La nuit a donc ete courte et peu confortable… mais le paysage qui nous accueille fait vite oublier la fatigue: une large vallee, certes peu enneigee, mais entouree par de belles montagnes dans la lumiere du soleil levant..

Par contre il n y a pas grand chose d’autre, mis a part quelques petites cabanes, et deux vieux hôtels qui n’inspirent pas trop. Alors Morgan part en quete d’un logement, et c est par hasard qu’il tombe sur un gars qui lui indique un petit “Refugio”, tout au bout d’un chemin en terre, a 1.5km de la route principale (et unique). A peine rentres, nous tombons sous le charme de son enorme cheminee. En plus, l’accueil est chaleureux, le petit dejeuner et le repas du soir inclus pour moins de 20€.. ca s’annonce bien!

Le soleil brille, alors malgre notre petite nuit, nous collons les peaux sur les skis, kites sur le dos, et partons droit dans la Pampa en quete de pentes enneigees, car le vent souffle (pour changer…) Le peu de neige rend l’avancee plutot technique, surtout quand on decide de tenter avec les voiles au milieu des arbustes et des petits cactus. C’est le baptême du feu pour Morgan qui n’a pas trop d’experience en kite, mais qui la n’a pas vraiment le choix! Ceci dit, il s’en sort plutot bien.

Marche d'approche

Marche d'approche

condor

El Condor

La plaine est habitee par de nombreux lievres qui courent autour de nous, des oiseaux aux cris bizarre, des rapaces. Mais c’est en levant les yeux vers nos ailes que nous realisons que d’autres “locaux” s’interessent a nous… Trois condors nous tournent au dessus de la tête, visiblement intrigues par nos kites. C’est sur, ils ne doivent pas voir ca tous les jours ! :)

De retour au refuge, nous faisons la connaissance de nos voisins de chambres. Essentiellement des Argentins qui viennent skier pour le WE a Las Leñas. Nico et Pedro, mais aussi Frederico le Colombien, et Mike, l’Irlandais qui est comme un poisson dans l’eau avec eux puisqu’il parle espagnol couramment. Mais nous sommes tres vite accueillis dans le groupe, certes avec un peu de curiosite quand on leur explique ce que nous faisons dans la montagne avec nos voiles.

Assudo dans la cheminee

Assado dans la cheminee

Leur conclusion : “Los francéses son locos!”… Oui, peut être bien, on est un peu fous mais qu’est ce qu’on s’amuse ! :) Et pour fêter notre arrivee au refuge “Pehuenche”, nous avons droit a un BBQ (Asado) gargantuesque ! (Mais qui s’averera par la suite plutôt normal pour l’Argentin moyen qui mange son kilo de viande grillee par jour…)

Le lendemain matin, il fait encore assez beau. Le vent souffle visiblement fort sur les cretes, alors nous partons a la recherche d’un plateau d’altitude, probablement plus enneige. La jeune chienne du refuge, La Negra, a decide de venir avec nous… et d’inviter 4 autres de ses copains. Nous voila donc partis dans la Pampa avec 5 chiens, completement fous, qui chassent les lievres et aboient a tous les oiseaux… La journee ne sera pas aussi calme que la veille. Apres deux bonnes heures de peaux nous arrivons sur une crête ou il est difficile de tenir debout tellement les rafales sont violentes.

Los perros i Antartico

Los perros i Antartico

A tel point que nous devons creuser un trou dans la neige pour nous mettre a l’abris afin de manger notre casse-croute. Les chiens ne nous ont pas quittes, et semblent habitues a ces conditions. Ils se couchent en boule les uns contre les autres, jusqu’a se faire recouvrir par la neige. On se croirait avec une meute en pleine expedition en Antarctique ! :)

Le vent ne semble pas faiblir, mais je me motive pour sortir une voile. Une 6m devrait suffir… Effectivement, c’est largement assez…. et la session se transforme en lutte pour resister aux bourrasques, et en glisse sur un terrain defonce, avec des congeres de 50cm de haut. Mais ce sont surtout les chiens qui viennent compliquer l’affaire. Ils deviennent dingues quand je decolle la voile, et commencent a courrir derriere moi en aboyant. C’est magique de kiter avec ces 5 chiens derriere moi! Mais j’en oublie que je suis en mode “survie”, jusqu’a ce qu’une bourrasque nous couchent, la voile et moi.

Morgan et le teleski gratuit

Morgan et le teleski gratuit

Dans la seconde qui suit, deux chiens se jettent sur la voile comme une proie a egorger… Il y aura de la reparation ce soir au refuge.

Le retour a skis dans de larges combes est plûtot sympathique, toujours avec les chiens a nos troussent, qui n’hesitent pas a sauter une corniche de 3m derriere Morgan. Ils sont givres ces cleps! ;)

Nous avons bien fait de profiter de ces 2 belles journees, car les 3 suivantes sont passees a attendre… Une grosse tempete de neige s’abat sur la region. Ca fait plaisir de voir les flocons tomber, mais on tourne un peu comme des lions en cage en attendant le retour du beau. Une des activites possible reste neanmoins les bains d’eau chaude naturelle aux thermes de Los Molles. C’est spartiate, ca pue le souffre, mais a 40 degres, ca fait plaisir de tremper ses fesses dans l’eau. :)

Las Leñas

Las Leñas

Vendredi matin : branle bas de combat a 6h pour prendre la navette qui nous emmène 20km plus loin, a la station de Las Leñas. Changement de decor avec 50cm de poudre dans la station, et bien plus en haut. Changement d’ambience aussi… c’est un “nid a riders” comme dit Morgan. Tous les fondus de glisse de l’hemisphere nord se retrouvent ici pendant l’ete pour le boulot, les films, les photos, et globalement le plaisir. Mais les proprietaires de la station l’ont bien compris, et les prix sont a la hauteur d’une station dans le Valais Suisse ou l’Ouest Canadien : ca douille !! On etait finalement bien ces derniers jours au refuge de Los Molles…

80cm de peuf... Content!

80cm de peuf... Content!

Mais nous sommes les premiers au guichet des forfaits, et pour une bonne raison : plus de 80cm de peuf en haut du domaine grand ouvert, et un beau gros soleil. Nous retrouvons par hasard Yannick, de la marque AMPLID, qui vient ici depuis 8 ans. Nickel, en plus on a un guidos! :D C’est le debut d’une journee de fou, dans une neige extraordinaire. Nous commencons par ouvrir un vallon completement vierge. Puis je sors la voile de Speed pour descendre le long d’un canyon, pendant que Yannick me poursuit en snowboard et Morgan fait des images. C’est magique!

Morgan profite de Las Leñas

Morgan profite de Las Leñas

Au sommet du domaine a 3450m, la vue est purement enivrante tellement les montagnes sont majestueuses et s’etendent a perte de vue. Il y a des couloirs de “psychopathe” comme dit Morgan, ou s’engagent des skieurs de tres haut niveau. Au detour d’une combe, on tombe justement sur Seb Michaud et Phil Meier qui tournent des images pour les mags et DVD de “notre” prochain hiver. Il n’y a rien a dire, Las Leñas est probablement un des plus beau domaine hors piste de l’hemisphere sud… quand le sommet est ouvert bien sur, ce qui arrive au maximum 50% de la saison, car ici le vent ne souffle pas pour rigoler. Bref, cela devait être une des plus belles journee de la saison, et nous etions la pour en profiter jusqu’a ce que nos jambes ne puissent plus nous porter…

Le lendemain, nous passons notre dernier jour autour du refugio a Los Molles. De toute facon, c’est samedi et la station sera prise d’assault, et puis 99% des pentes ont ete rayees hier. Aucun regret. Ce sera une derniere petite rando dans la Pampa avec nos potes les chiens. J’en profite aussi pour initier les locaux au pilotage d’une voile de kite. Le sourire sur leur visage est suffisant pour savoir qu’ils se souviendront de nous un moment. Tant mieux, nous aussi.

Derniere rando a Los Molles

Derniere rando a Los Molles

Dans le bus qui nous emmene a San Raphael, Yannick nous attend. Nous avons decide de passer 24h la bas pour retrouver un peu la vie urbaine. Ca tombe bien, c’est un gros fêtard, et il connait l’endroit. Apres avoir pose nos sacs a l’hotel La Esperanza, c’est le debut d’un marathon nocturne dans les regles de l’art Hispanique : apero a 23h, repas dans une “cantina” locale vers minuit avec l’asado desormais classique. Premier bar a 1h, deuxieme a 2h. A 4h, nous rencontrons un groupe de locaux qui nous proposent de les suivre dans un boite de nuit. La musique locale est bien rythmee et nous donnons tout ce qui nous reste sur la piste de danse… Dire que ce matin nous etions encore en rando dans la Pampa a admirer les oies sauvages…

Quand nous glissons la clefs dans la serrure de notre chambre d’hotel, il est 8h du mat et le soleil se leve. Une bien bonne soiree qui va se payer dans quelques heures… mais sans ces moments la, ce ne serait pas un vrai trip en Amerique du Sud!

25 au 29 Août : Mendoza et Los Penitentes (Argentine)

Mendoza, avec son million d’habitants est une ville qui bouge! Et on s’en rend compte des notre arrivee au terminal de bus. Un chose qui frappe immediatement aussi, ce sont les demoiselles : il faut l’avouer, elles sont superbes! On nous l’avait plus ou moins dit, mais il fallait qu’on s’en rende compte de visu :)

La station de Los Penitentes

La station de Los Penitentes

Il nous faut une petite journee pour organiser notre retour vers la station de Los Penitentes, mais cette fois ci en voiture pour avoir un minimum de mobilite afin de decouvrir quelques sites dans la vallee. Il y a environ 2h de route depuis Mendoza, d’abord a travers une immense plaine ou s’alignent des rangees de vignes a perte de vue, puis le long de canyons ou de vallees arides, surplombees par des falaises de roches rouges. Une chose est sure, il y a de la place!

Justement, Los Penitentes, a 2500m, tient sont nom des falaises qui surplombent la station, et qui contrastent magnifiquement avec le blanc des montagnes enneigees aux alentours.

Remonter les combes a 4000m

Remonter les combes a 4000m

Premier matin : grand beau, mais les cretes sont balayees par un vent tempetueux. Pas possible de sortir les Speeds dans ces conditions. La derniere chute de neige est assez loin et les pentes de la station sont largement tracees. Alors nous decidons d’aller chercher plus haut, en direction d’un col que nous avons vaguement repere sur une carte au 1/100 000 dans le restaurant de l’hostel… (L’IGN local n’est pas tres developpe…)

1000m de rando plus tard, nous atteignons le pied d’une immense combe ou le vent commence a s’orienter vers la montee. On decide de sortir les kites pour continuer… mais ca va etre Freestyle! Le vent change a 180 degres, parfois tres fort, parfois inexistant. C’est l’occasion de tester pour la 1ere fois les prototypes des SOLID 2009 en 6 et 9m fournis par NORTH KITES.

Apres quelques minutes d’adaptation au materiel et aux conditions, nous voila partis a remonter la combe, qui elle meme debouche sur une suivante, et encore une autre, tout ca jusqu’a pres de 4000m. C’est gigantesque, et le paysage est purement incroyable avec des sommets a plus de 5000m tout autour de nous. Mais plus nous montons, et plus le vent devient fort. Alors nous decidons de ranger les voiles au chaud dans les sacs, pour profiter de la descente a skis, au fond des combes ou s’est accumulee la neige poudreuse. C’est du bonheur !

Cela fait pres de 10h que nous sommes partis lorsque nous retrouvons le pied de la station. Un bonne grosse journee qui va nous laisser de belles images dans la tête, et pour un long moment… :D

Tempete sur Los Penitentes

Tempete sur Los Penitentes

Le lendemain, le vent est toujours aussi fort, et les nuages commencent a arriver côte Pacifique. On decide alors de remonter vers la frontiere du Chili ou nous avons repere une large vallee sauvage qui serpente vers le pied de l’Aconcagua. Le vent nous permet a nouveau de sortir les voiles de kite, mais toujours en petite taille car les rafales ne font pas rire… Nous remontons au vent sur pres de 3km. Le terrain est tres vaste, et grâce a de longs bord la tâche n’est pas trop difficile. Mais le temps menace, et en quelques minutes, le plafond descend et la neige arrive. Nous faisons alors demi tour pour retrouver la voiture avant que la visibilite ne soit trop mauvaise. Et malgre cela, les derniers bords se font dans le “grand blanc”, et nous dicernons a peine nos propres voiles dans le brouillard.

Nous esperons un peu de poudreuse pour le lendemain, afin de profiter de la station. Mais pendant la nuit, la tempete redouble de force… a en faire trembler les murs. Au matin, il fait grand bleu, mais les bourrasques traversent toujours la station en soulevant la neige a plusieurs metres… Il fait un froid glacial et tout le systeme de refroidissement de notre voiture est gele… La journee s’annonce plutôt longue… Mais nous refusons de laisser tomber, et nous partons skis sur le dos, avec les plus petites voiles que nous avons, a la recherche d’un spot a la sortie de la station.

Le spot, sur plusieurs kilometres - Los Penitentes

Le spot, sur plusieurs kilometres - Los Penitentes

La vallee est tres vaste, et sur le bord de la route nous mettons en place le materiel. Le premier essai n’est pas concluant : on se fait tout simplement “arracher la gueule” dans le jargon du Snowkiteur… Mais heureusement pour nous, le vent semble baisser, ce qui nous permet de kiter tout le reste de la journee, a remonter la vallee sur plusieurs kilometres, le long de la route ou les voitures s’arretent pour nous prendre en photos, car si le Speed n’etait pas connu a Valle Nevado, le Snowkite ne semble pas l’etre trop ici non plus :)

Pendant ce temps, notre voiture a tranquillement degele au soleil, et nous rentrons deguster des Tapas et profiter de la vie nocturne de Mendoza, apres 3 jours intenses autour de Los Penitentes.

Est ce que nous allons pouvoir tenir longtemps a ce rythme ?… on verra bien. En tout cas, jusqu’a present les experiences s’enchainent et les images s’accumulent dans nos têtes ( et sur nos bandes DV aussi bien sur!)

Despues, vamos a Las Leñas !